02/04/2025
Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), les paris en ligne font recette auprès des adolescents, influencés par la publicité. En effet, la part des joueurs âgés de 17 ans est passée de 14,7% à 27,9% entre 2011 et 2022, et ce malgré les restrictions en vigueur.
L’ODFT a analysé 124 publicités françaises distinctes, diffusées entre 2014 et 2024 sur Internet ou dans l’espace urbain à Paris. Parmi ces dernières, 102 ont été diffusées après 2020, après la promulgation de l’ensemble des restrictions en vigueur en matière de contenu de la publicité en faveur des jeux d’argent et de hasard. Selon la publication, l’incitation à une pratique de jeu qualifiée « d’excessive, répétée et faisant fi des risques » a été constatée pour 17 publicités. « Avec l’ouverture d’un marché des jeux d’argent et de hasard en ligne, le levier publicitaire a été fortement mobilisé dans ce secteur économique » a souligné l’OFDT, rappelant que depuis 2020, « la loi française impose un message d’avertissement et proscrit l’évocation des mineurs et d’autres sujets particulièrement attractifs à leurs yeux ou à ceux des joueurs excessifs ». L’OFDT a également indiqué que de nombreux codes graphiques ou références exploitées par les publicités et autres communications commerciales pouvaient rappeler des termes prisés par les mineurs. « A ce titre, 19 publicités dont deux qui mettent en scène des jeunes mobilisent des personnages fictifs, incluant des animaux anthropomorphisés tels que des personnages de jeux vidéo, de bandes dessinées, d’animés voire de dessins animés, qui ne sont pas sans rappeler le temps de l’adolescence, voire de l’enfance », a indiqué l’OFDT, ajoutant que « l’opportunité de gagner de l’argent facilement et de réussir socialement par le jeu » est souvent véhiculée dans ces publicités. Pour mémoire, selon l’Autorité nationale des jeux (ANJ) citée dans l’étude de l’OFDT, les investissements promotionnels des opérateurs ont atteint 670 millions d’euros l’an dernier, soit 14% de plus qu’en 2023, avec 46% des investissements médias dédiés aux canaux numériques.
Source : Le Figaro avec AFP